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Foyer de Charité  de Baye, en Champagne

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La chapelle du Château de Baye (XIIème siècle) et ses cinq vitraux (XIIIème siècle) sont un trésor du patrimoine religieux champenois classé par les Monuments Historiques.



(extraits du recueil "Le château de Baye, ses vitraux" par
Michel Blard et François-Jérôme Leroy)



Les vitraux de la chapelle du Foyer de Charité de Baye sont considérés comme un des fleurons de notre patrimoine régional.

Quand le visiteur entre dans cet harmonieux édifice du début du XIIIème siècle, il est étonné de se trouver dans un lieu assez sombre, même au cœur d’une journée d’été. Ce ne sont pas les fenêtres qui manquent: elles sont au nombre de cinq: quatre sont situées au Nord et une à l’Est. Elles sont suffisamment larges (1 m) et hautes (4 m) pour laisser pénétrer des flots de lumière.

           Mais les maîtres-verriers du Moyen-Age (début XIIIème) ont doté ces vastes ouvertures de vitraux aux couleurs chatoyantes, mais dont la dominante bleue est tellement marquée que certains de nos amis parlent de la “chapelle bleue de Baye”.

On se trouve devant un merveilleux ensemble d’une rare beauté, dont les multiples personnages donnent vie à la matière, le verre, lui-même transfiguré par la couleur et la lumière.

Ce qui est remarquable, c’est que cette fragile tapisserie de verre a traversé les siècles et les guerres sans subir de destructions majeures: elle a huit cents ans d’existence! Certes les deux « registres » inférieurs des vitraux ont été détruits au moment de la Révolution française, mais heureusement, lors des deux dernières guerres, l’Administration des Bâtiments de France (puisque la chapelle et les vitraux sont classés) a pris la précaution de les déposer pour les mettre en lieu sûr.

En 1965, Jacques SIMON, maître-verrier de la cathédrale de Reims, put les restaurer et les remettre en place. En ce qui concerne les “registres” détruits, il n’a pas voulu recréer les scènes manquantes. Il s’est contenté avec des motifs simples, de retrouver des coloris qui se marient parfaitement avec l’ensemble.

Ces vitraux, expliquait un spécialiste, sont comme des “miniatures de vitraux”, si on les compare aux immenses verrières des cathédrales. Mais, fait unique pour une chapelle de château campagnard, ils forment un tout homogène fort bien composé tant au point de vue artistique qu’au point de vue, nous dirions “catéchétique” Aussi nous comprenons l’appréciation éclairée d’un fin et savant connaisseur M. Jean SCHELSTRAETE. Il écrit dans la revue “Monuments et Sites de Seine-et-Marne” (n° 25 - 1994): « Pénétrer dans cette véritable Sainte-Chapelle rurale qu’est l’oratoire du château de Baye, c’est plonger dans le sacré. Il est peu de lieux qui puissent inciter à la prière, délivrer des mesquineries, conduire à la sérénité, comme le fait la chapelle St Alpin de Baye, sa porte d’entrée à peine franchie ». L’auteur attribue cet attrait à “l’élégante et sobre architecture ogivale” de l’édifice, mais surtout aux vitraux... Nous est proposée en effet une vaste contemplation de la réalisation du Plan d’Amour de Dieu venu faire Alliance avec l’humanité

- en entrant, à gauche, la première fenêtre (baie n° 7) évoque la généalogie humaine de Jésus: c’est l’arbre de Jessé ;

- la deuxième fenêtre (baie n° 5) illustre la vie de st Jean l’évangéliste selon les apocryphes ;

- la troisième fenêtre (baie n° 3) raconte l’enfance de Jésus ;

- la quatrième (baie n° 1) évoque la résurrection, par Jésus, de Lazare, frère de Marthe et de Marie de Béthanie, identifiée ici avec Marie de Magdala ;

- la dernière (baie n° 0), axiale, illustre la Passion, la Mort et la Résurrection de Jésus.

Deux fenêtres intermédiaires, la deuxième (baie n° 5) et la quatrième (baie n° 1), nous proposent donc des scènes concernant l’apôtre saint Jean et sainte Marie-Magdeleine. Pourquoi ces deux personnages figurent-ils ici et non, par exemple, st Pierre et st Paul, les piliers de l’Église? Les commentateurs s’accordent à dire que Jean et Marie-Madeleine ont été choisis par les maîtres verriers du Moyen-Âge, parce qu’ils se trouvaient tous les deux au pied de la Croix de Jésus, le Vendredi-Saint: le disciple fidèle et la pécheresse repentie. Lui chante l’Amour de Dieu; elle chante sa Miséricorde. Ils préfigurent la longue lignée dans l’Église, au cours des siècles, des chrétiens restés toujours fervents, fermes dans la foi, et des pécheurs convertis.




























Baie n° 0, derrière l'autel

 

 

 

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